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Les leçons de Timitar.  Faire l’éloge des organisateurs du festival Timitar, après une édition réussie au point de vue impact d’animation sur la ville est réconfortant. Rendre hommage à tous ces militants de l’ombre qui ont participé à la réussite du festival, est non seulement louable, mais nécessaire et représente un témoignage obligé au point de vue déontologie journalistique. Les militants de l’ombre sont les éléments de la police, des Forces Auxiliaires et les agents de l’Autorité ainsi que leurs auxiliaires et les éléments de la Protection Civile qui ont fourni des efforts surhumains pendant les quatre jours du festival. Ces éléments, principalement les policiers d’entre eux, sont sur le terrain avant, pendant et après les concerts. Ils sont dans les deux sites du concert, dans les rues et boulevards pour diriger la circulation et assurer la sûreté et la quiétude qu’il faut. Reste debout plus de 18 heures est un effort que seuls ceux qui l’exercent en mesurent l’impact physique. Nous tenons à les féliciter et à leur rendre hommage, pour cette importante contribution qui a assuré la réussite du festival. Les hommes de Hj Mountasser, Préfet de Police, appuyé par une présence de terrain du chef de Sûreté A. Fekkak et ses proches collaborateurs, leurs éléments de terrain (en tenue ou en civil), ont été à la hauteur de leur mission, de leur responsabilité et de leur engagement au sujet de la sécurité publique. Bravo messieurs. D’importantes leçons sont a tirer de la réussite et de l’organisation du festival Timitar, dans sa quatrième édition. D’abord tenir en compte le travail énorme que fournissent tous les éléments de l’Autorité et de la sécurité durant les quatre jours et faire le nécessaire de leur faciliter la tâche en programmant les concerts en 18 heures et minuit. Pas une heure de plus. Pour permettre à tous ces éléments de respirer mais également pour permettre à tous les citoyens qui habitent loin de regagner leurs domiciles, dans de bonnes conditions. Faire 15 km, à pied, dans l’absence totale de tout transport en commun, pour arriver chez soi à deux heures et trois heures du matin, n’est nullement chose aisée. C’est la deuxième leçon à tenir en compte, faciliter la vie et faire continuer le plaisir en évoquant au maximum les tracas des transports en commun, après minuit. Troisième leçon à comprendre, est la délocalisation des concerts. Il important de prévoir , pour les éditions à venir, des scènes à Inezgane et à Dcheira, afin d’amoindrir l’impact de la population sur les deux scènes d’Agadir. Le Festival Timitar est gratuit et grand public. La comptabilité en nombre de personne n’a pas d’importance. Ce qui compte c’est l’impact d’animation auprès des populations locales. En plus, c’est un festival qui s’adresse aux locaux, il n’a aucun impact sur le développement du tourisme, puisqu’il ne s’adresse pas à une clientèle internationale. Une bonne programmation peut faire tourner les artistes dans plusieurs scènes, à Agadir, à Inezgane et à Dcheira, sinon Ait Melleoul. Le festival est financé par le Conseil Régional. Le festival n’appartient pas Agadir uniquement. Quatrième leçon à retenir. Positionner le festival dans le thème des musiques berbères, pour lui assurer la continuité qu’il faut. Les artistes amazihgs doivent côtoyer les artistes berbères du Moyen Atlas, du Haut Atlas, et du Rif. Le festival doit également inviter les artistes berbères des autres pays africains et maghrébins, à la fois en qualité et en diversité. Charger un programme avec six concerts par scènes est trop. Il faudrait mieux agir dans la qualité plutôt que la quantité. Diversité ne rime pas avec n’importe quoi. La programmation de la 4ème édition, est de l’avis de nombreux observateurs, juste, juste. La réussite du festival vient surtout du vide qu’il a comblé en matière d’animation et de la participation d’artistes marocains de nouvelles générations. Lors qu’on n’a pas le choix de festival, toute l’année, on prend ce que l’on a et on se défoule au maximum, c’est le cas pour le Timitar. Dernière leçon, voir exigeante citoyenne, une transparence en matière de gestion du festival par l’Association Timitar. Les hôteliers ont participé avec 350 chambres, durant une semaine,, c’est à leur honneur. Les transporteurs touristiques ont donné des bus, le Conseil régional subventionne à la hauteur de 3 millions de Dh, la Commune Urbaine à hauteur de Un million de Dh. C’est là l’argent du contribuable. Lorsqu’il est géré par une équipe parachuté de Casablanca, sans aucun contact avec le terrain à Agadir, les citoyens ( élus, journalistes, représentants de la Société Civiles, opérateurs …) ont le droit d’exiger d’y voir clair et de savoir exactement qui dépense quoi, au profit de qui , comment et pour quoi ? Le Festival Timitar, n’est pas kaftan 2007 qui une opération purement commerciale, organisée par des privées envers des privés et un public très réduit et bein selectionné. Ne pas communiquer à ce sujet de la part des organisateurs, laisse planer des soupçons et alimentent des rumeurs, pour ne pas dire des vérités, que la presse finira par dévoiler un des ces jours.
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